Dans un monde où l’intelligence artificielle peut diagnostiquer des maladies rares, traiter des troubles infracliniques et même nous rappeler où on a laissé nos stéthoscopes ... il existe encore une relique sacrée, indestructible, immuable : le fameux rétroprojecteur utilisé dans le concours MCA.
Oui, lui ... Le boss de fin de niveau ... L’épreuve que même les machines les plus sophistiquées de IA hésiteraient à affronter sans sauvegarde automatique ...
Pendant que le monde se précipitent pour créer des modèles de génération des images 5K, des avatars interactifs et des schémas 3D tournants à 360°... des médecins avec un minimum de 4 ans d'ancienneté dans le cursus hospitalo-universitaire, se trouvent dans l'obligation à présenter un cas pédagogique sur une feuille transparente, glissée délicatement sur un appareil qui semble avoir participé à la première guerre mondiale ... faisant un son rappelant la camionnette OM du Bled de mon voisin ...
On parle ici d’un moment unique, presque rituel, où chaque candidat découvre des compétences cachées ... pour bien écrire sans laisser les tâches ... re-découvrir l'utilisation du Scotch ... bien aligner le transparent exactement dans le rectangle lumineux ... et bien d'autres des capacités longtemps refoulées et des talents mystérieux qu’on n’utilisera probablement plus jamais ...
Le plus beau dans tout ça, c’est que cet exercice, aussi vintage qu’un Nokia 3310, nous rappelle une vérité profonde ...
"Toi medecin ... si tu arrives à expliquer un cas de CBL à travers une feuille de plastique éclairée par une ampoule chauffante à 200°C… Alors tu peux tout faire dans la vie ..."
Témoignage d'un survivant

Dr Amjed BEN HAOUALA
Psychiatre Hospitalo-Universitaire
